My top ten Unix CLI tools

Voici mon top ten des utilitaires unix en CLI

NB: CLI signifie Command Line Interface, un logiciel en CLI est utilisé via un shell dans un terminal.

0 – zsh

1 – ssh

2 – vim

3 – GNU screen

4 – rsync

5 – nmap

6 – find

7 – netcat

8 – prename

9 – lsof

Quelques autres valent la peine d’être cités : htop netstat tar which gpg du ncdu

Alors ? Quels sont vos utilitaires préférés ? :)

There’s no place like 127.0.0.1

8 heures de route. Plus de 800 kilomètres. Un détour. Une heure de prise de tête dans Belfort. Pas fâché d’être arrivé :p

Un ptit post rapide pour dire que mon installation s’est bien déroulée et que Belfort et ses étudiants me plaisent déjà. De bonnes expériences en perspective, avec des gens biens. Home, sweet home.

Slovénie + Métal + Bière = o/

Wooooo. De retour après une dizaine de jours passés à Tolmin, Slovénie, pour assister au festival de musique métal MetalCamp 2008 avec Dave, Douille et Matou. Chronique d’un festival très sympathique….

Attention, morceaux de journalisme total inside !

Cher lecteur, je tiens à te mettre en garde avant la lecture de ce passionnant article. J’ai (sur)vécu à une semaine de folie en Slovénie, et donc je me dois d’essayer de te transmettre une infime fraction de ce que j’ai pu ressentir…

Cela demande une écriture colorée et vivante, impliquant ma plus belle plume et moult figures de style. Comment ça, mon texte sera alambiqué ? Mais non, laisse toi bercer par les mots et les images viendront d’elles-mêmes (bin oui, il y a des photos au milieu de l’article) :p

“Euh c’est bien gentil tout ça, mais c’est quoi MetalCamp ?”

Bon, je vois que tu n’as pas lu mon précédent article, vil coquin(e) que tu es :D. Pour faire simple, MetalCamp c’est :

Sept jours de musique métal et plus d’une quarantaine de groupes.

Sept jours au sein d’un paysage magnifique d’Europe centrale, dans une vallée flanquée de deux rivières (très froides) aux reflets turquoises.

Sept jours de gros délires, de découvertes interculturelles et de diplomatie internationale autour d’une bière (ou pivo en slovène :) bien fraiche, et dans cet ordre là bien entendu (comment ça pas crédible ? :p).

Plutôt que d’écrire une énumération interminable, je vais aborder ce séjour selon des thèmes totalement arbitraires (lire: je n’ai pas préparé de plan et euh, flemme :p :).

Vroum vroum …

Histoire de commencer en douceur, je vais relater le périple que nous avons vécu l’aller, et évoquer rapidement le retour, qui se démarque par un relatif échec à Milan pour y déposer le Dave à la gare centrale.

Mercredi matin 8h10, j’arrive à la gare de Saint-Raphaël avec la Mazda 626 déjà bien chargée. Je retrouve dans le hall de gare les 3 compères bien chargés, au point de devoir optimiser (lire: bourrer à mort) le coffre de cette pauvre japonaise. Sortis de Fréjus vers 9h, nous entamons alors un court segment d’autoroute pour rejoindre l’Italie.

Une bonne centaine de kilomètres plus tard, le bilan des pertes est bien lourd : Douille dort comme un bébé :p, et Dave, mon vaillant copilote, somnole… seul Matou semble affronter le temps et la lourde atmosphère qui sévissent dans l’habitacle de la japonaise increvable. Une petite pause pour réveiller les troupes et nous voilà repartis pour un longue traversée en large de l’Italie. Le déjeuner est expédié rapidement sur une aire d’autoroute peu après Milan. Le reste du trajet jusqu’en Slovénie peut être résumé en 4 mots: chaleur, chameau, chauffards, italiens (*ahem* désolé, il fallait que ça sorte :).

Car il faut le dire, nos voisins italiens ont des habitudes de conduites *différentes* des conducteurs français. Sans tomber dans la prise de position manichéenne “Nous conduisons bien, eux pas”, se faire coller au train sur une autoroute à deux voies par *une* voiture arrivant à plus de 150 km/h n’est pas spécialement agréable. Surtout quand vous remplacez “une” par “une bonne quarantaine” sur tout le long du trajet. Et quand on en vient à vous doubler par la droite en gueulant comme si vous étiez en tort, là il y a de quoi en perdre son sang-froid…

Chaleur, parce que traverser l’Italie dans une voiture sans climatisation, mais qui de plus a son thermostat bloqué en position lance-flammes, c’est singulièrement éprouvant. Enfin chameau, car la Mazda s’est montrée particulièrement économe, malgré les 4 loques à sang (très) chaud et tout le matériel dans le coffre, l’habitacle, tout ça quoi. Bref rouler 440 km et ne remettre que 29 euros d’essence, c’est classe :) Au retour j’ai roulé 662 km avant que la jauge de réserve ne s’allume. Sympa par les temps qui courent.

Des *paysages* magnifiques :D

Bref, c’est après de longues et éprouvantes heures que nous arrivons enfin en Slovénie. Tout de suite, deux impressions surgissent : c’est petit et c’est vert, mais ce n’est pas un petit pois… Non, c’est plutôt un magnifique pays d’Europe centrale, tout petit et peu densément peuplé, avec quasiment pas de touristes (excepté plusieurs milliers de métalleux, ce pays est parfait on vous dit :p). En gros profitez-en avant que ça ne devienne une destination corrompue par le tourisme de grande échelle.

Surplombés par la Nature et les reliefs locaux, les quelques villages et petites villes traversés offrent une image pittoresque et naturelle, mais loin d’être kitch ou ancestrale. On sent que des efforts sont consentis par les autorités pour rendre cette immense surface verte un tant soit peu attrayante et dynamique. Le reste est à l’image des grand stéréotypes de l’Europe centrale : des paysages splendides et sauvages, des rivières turquoises (et gelées), des gens accueillants (et qui parlent un peu anglais, miracle :D), et des jolies filles…. Ouais, vraiment des beaux paysages *ahem*

Métal + Camping + millers de festivaliers = Waaaaah

Nous arrivons au camping environ deux heures avant le coucher du soleil, un peu épuisés, mais surtout grisés et impatients d’en découdre :). Sur place, nous constatons rapidement que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir un jour avant le début officiel du festival; de mon estimation, quelques milliers étaient déjà présents, et nous nous somme retrouvés quasiment à la fin de la deuxième zone de camping, soit environ à 500m de la scène principale.

Nous montons rapidement les tentes. Pendant le montage, nos voisins autrichiens remarquent notre accent franchouillard et tentent d’établir la communication par un déplacé quoique que pertinent “FROMAGES ?”. À peine un quart d’heure sur le terrain du festival, et nous voilà fichés, belle performance :p . Au bout d’une bonne demi heure, nous commençons alors un petit apéro bien mérité, steack liquide Guinness à la main…

Bon maintenant fini le récit coincoin, place au vif du sujet ;)

Musique Maestro ! BOOOOOOO \m/

Je vais lister ici les concerts auxquels j’ai assisté, de près comme de loin, et donner mes impressions personnelles :)

Sadako : Premier concert du festival, Sadoko s’est produit sur la scène secondaire, car c’est encore un jeune groupe. Mais qui offre une musique très sympa, avec des sonorités nu metal, metalcore et électroniques, toutefois avec des riffs et refrains plus lents, plus atmosphériques. Disposant d’une palette de sonorités intéressante et d’un chanteur à la présence et la voix bien marquées, je ne doute pas de retrouver ce groupe dans quelques années sur la scène principale :)

Carcass : Euh trou noir total, J’invite Douille à réagir et à me donner son avis :P

Six Feet Under : Seule anomalie de cette liste, je tenais à souligner la lourdeur exagérée de la musique, couplé au chanteur à la voix d’outre-tombe complètement inintelligible… Le meilleur restant les refrains, criés avec une hauteur de voix qui ferait passer un cochon qu’on égorge au rang de baryton… Limite désagréable, ce groupe nous a au moins permis de bien rire tout au long du séjour :p

In Flames : Rhaaaaaaa. *LE* groupe qui a motivé ma visite, le groupe qui m’a accompagné depuis février après l’avoir découvert grâce à Dave. Je n’ai pas été déçu, c’était un concert retentissant et qui méritait quasiment à lui seul le trajet. Pour partager un peu de l’ambiance qui régnait, le concert a commencé avec la superbe Cloud Connected, et je n’ai pas touché le sol plus d’une seconde, même si je l’avais voulu :D. La foule était bien entendu amassée en nombre, et bougeait *beaucoup*. Par la suite, les plus grands classiques sont joués, avec notamment ma préférée, Colony, qui m’a transcendé par sa profondeur jouée en live. Une heure et demie de grande musique en symbiose avec une foule de fans : impossible d’être fatigué, impossible de rester immobile. Y être insensible, même si l’on apprécie pas le genre, c’est soit être sourd et aveugle, soit être mort. Bref, In Flames <3 Voici d’autres morceaux sympathiques : Only for the weak et Take this life.

Apocalyptica : Pour moi, la plus grosse surprise de *tout* le festival, et l’effet s’amplifie en écoutant les albums studios. je n’ai pratiquement pas de mots pour décrire ce groupe, à part que je suis sorti du live peut-être encore plus sous le choc qu’In Flames. Imaginez quatre violoncellistes issus du Conservatoire finlandais et un batteur. Contraste évident dans un festival de métal. Imaginez alors que les violoncelles sont raccordés à des amplificateurs, bénéficiant alors d’un son saturé comme leurs cousines guitares et basses. Imaginez alors un subtil mariage entre la pureté des cordes issues de la Musique Classique et la puissance des sonorités saturées des instruments électriques, le tout soutenu par une batterie qui n’est pas là seulement pour rappeler la connotation métal, mais qui apporte un vrai caractère à la composition, un métronome puissant et entrainant. Vous obtenez alors une musique puissante, d’une rapidité surprenante, voire quasi inhumaine. Mais c’est également un voyage, une aventure proposée par les quatre musiciens déchainés, des reprises des plus grands morceaux de Metallica jusqu’à l’une des plus belles reprises du célèbre air issu de l’opéra Dans l’antre du roi de la montagne (original écoutable ici et la reprise ici, qualité médiocre :/). Difficile d’être indifférent, hein ? Voici mes deux morceaux préférés d’Apocalyptica : Quutamo et Cohkka.

Evergrey : Je n’ai pas spécialement remarqué ce groupe qui passait un peu avant Korpiklaani sur la scène principale. Mais je suis retombé sur leur MySpace deux semaines plus tard, et pof, voilà que j’apprécie… Blinded, Monday Morning Apocalypse, Lost, Watching the Skies, A Touch of Blessing et enfin ma préférée Ambassador

Korpiklaani : Ce nom un peu particulier signifie “Clan de la forêt” en finnois, ce qui colle bien à l’esprit “folk metal”. La musique garde une forte base metal (rythmique rapide, guitare saturée), mais inclut des instruments traditionnels tels qu’un violon, un jouhikko, des flûtes et un accordéon. Les thèmes festif ou fantastique marquent les chansons avec des paroles parfois clairement explicites (“…let’s drink and enjoy!” *ahem*). En live, ça donne bien, Dave et Douille pourront rapporter à quiconque voudra l’entendre la symbiose du public avec ce groupe. Pour ma part, j’avais un un coup de trop dans le nez coup de *fatigue*… Allez pour la culture : Let’s Drink

Rage : <3 Ceux-là, je les attendais depuis longtemps. J’ai découvert ce groupe avec Speak of the Dead, album de heavy metal symphonique (17ième du groupe tout de même :) soutenu par la voix puissamment vibrante du bassiste et l’orchestre symphonique de Minsk. Évidemment, en live, pas question d’orchestre, et les (quelques) morceaux symphoniques sont joués uniquement avec les instruments classiques. Déception ? Que nenni ! L’absence de la musique classique enlève certes beaucoup de charme, mais les rythmes et la lourdeur du heavy metal relèvent le défi haut la main, et le headbanger est ravi : des riffs hallucinants, des solos de guitares atmosphériques, une voix qui réveillerait des morts… Voilà ce qui fait le succès de Rage depuis plus de vingt ans :D. Je tiens à souligner que No Regrets à dix mètres de la scène, ça vaut son pesant de cacahouètes ;). Toujours pour la culture : Speak of the Dead (l’album entier :), SoundChaser

Soilwork : Groupe de melodic death metal, j’ai entendu des sonorités assez sympathiques, virant tantôt vers le metalcore, tantôt vers des rythmes et sons caractéristiques du metal alternatif. Une palette variée, mise en avant par un chanteur puissant, qui crie mais ne vomit pas ses tripes. Le live n’a pas laissé un souvenir impérissable, mais j’ai accroché sur quelques morceaux ça et là sur deezer : Like the Average Stalker, Bastard Chain, THe Analyst, Natural Born Chaos

At the lake : Groupe de Folk metal. Je n’ai personnellement pas assisté à ce concert, car il se déroulait en même temps que Rage, mais d’après l’enthousiasme montré par Dave, Douille et Matou, ce groupe est très bien :) Leur MySpace

Volbeat : Bonne surprise aussi, plutôt en contraste avec les autres groupes plutôt heavy ou gothiques. Là aussi vous avez droit à du gros son, mais plus sauce hard rock (quoique très métal) avec une voix rappelant un peu un célèbre chanteur de rock américain… ce n’est pas pas hasard que ce genre de musique est appelé Elvis metal. Très rafraichissant, ce groupe est rentré dans mon top five du festival en seulement deux ou trois chansons. Hop : Pool of Booze, Booze, Booze, Caroline’s Leaving, Sad Man’s Tongue, Radio Girl.

Arch Enemy : Bon c’était pas spécialement bien parti, vu la réputation un peu criarde du groupe. Puis au fur et à mesure, j’ai commencé à apprécier la musique, mais j’avais toujours du mal avec la voix. J’ai décidé de pousser un peu plus loin avec des écoutes d’albums studio, et woah, révélation, je crois que j’adore le death mélodique en fait :D. Pour écouter quelques morceaux, suivez le canard -> \_o< : My Apocalypse, We Will Rise, Blood On Your Hands, Carry The Cross

Vivement l’année prochaine :D

MetalCamp 08 était mon premier festival de Métal, et je dois avouer qu’il envoie des watts, malgré les boules Quiès :D. Vivement l’année prochaine, car c’est certain que j’y remettrai les pieds et surtout les oreilles.

Qu’en pense les grands critiques les autres loques ?

MetalCamp, un festival kilébien ®

*HONK* *HONK*

The one week of the year when I feel like I’m truly myself, immersed in a community that welcomes without judging, and lives to the rythm of the guitar. The week that makes the year worth living.

Photos – Attention les originales sont en *grand* format, donc *très* lourdes :)

Belle Slovénie

C'est beau, hein ? :)

Dave découpe une pizza avec une clé, sisi :p

Hey ! On avait faim bordel :D

Un *petit* aperçu du camping

Un *petit* aperçu du camping 2

3ième jour, la chaleur tue, comme le tort…

Trop chauuuud *bip* *does not compute*

Apocalyptica <3

Apocalyptica, un groupe qui envoie de la Guinness dans tes oreilles :p

Encore eux ! \o/

Ils sont partout ! /o\

Rage

Ça c'est du heavy metal bien tassé !

Macbook

Cela fait maintenant 10 mois que j’utilise un ordinateur portable Apple Macbook, la version blanche de base…

… et si le format de la machine me convient, si l’autonomie est extraordinaire, au même titre que la portée du wifi, et même si Mac Os X est un système très convenable, je dois tout de même souligner deux ou trois problèmes majeurs à mon humble avis, sur un Macbook de 3ième génération, sachant qu’Apple vend actuellement la 5ième génération. Il faut donc considérer que depuis Apple a pu apporter des modifications, et j’ai pu en constater certaines que je manquerai pas de citer en fin d’article.

Le plus grave : le plastique qui compose la coque de la 1ière à la 3ième génération (pour ce que j’en sais) n’est pas d’une durabilité exceptionnelle. Rayures, puis craquelures et enfin des réseaux de craquelures, situés sur l’ensemble de la coque, concentrés essentiellement sur les parties exposées à la chaleur (cpu, ventilation, alimentation électrique).

Et oui, le macbook de 3ième génération est équipée d’un core 2 duo T7200 cadencé à deux GHz. Ce qui confère une grande puissante de calcul à la machine, sans parler d’une excellente vitesse globale en fonctionnement. Sauf que la puissance a un coût régi par la loi de Joule (grossièrement dans le cas d’un microprocesseur) Pj = R.I² = U.I, P = C.V.2.F (où P = puissance, C = capacité, V = Tension Vcore, F = fréquence) merci à Mac`S :). En gros, “plus c’est puissant, plus ça chauffe” car plus la cadence du cpu est élevée, plus sa tension de fonctionnement l’est, afin de nourrir convenablement le bébé.

Sauf que pour pallier les deltas de fonte des cpu, c’est-à-dire les différences de qualité de chaque processeur liées à la fabrication industrielle, Intel applique des valeurs de tension plus élevées comme marge de sécurité. Bien entendu, la température de fonctionnement s’en ressent et un macbook de 3ième génération tourne vers les 60°C et peut ainsi monter à plus de 85°C lors d’opérations lourdes comme la compilation.

“85°C !! Mais c’est beaucoup !” Bien, oui c’est pas mal, mais ça ne se voit pratiquement que sur les Macbooks. Pourquoi ? Parce qu’Apple pratique la politique du silence, en diminuant la vitesse de rotation du ventilateur chargé de brasser l’air. Ce qui permet un fonctionnement très discret et c’était un critère de choix pour moi :). Mais dès lors, c’est la coque qui prend le relais… et qui ne supporte pas de telles chaleurs pendant des mois. Et à mon humble avis, la chaleur est la seule responsable des problèmes de coque externe que j’ai eus, car je prends grand soin de mes machines. Une solution possible pour environ 8€ : CoolBook, un petit logiciel très efficace qui permet de régler presque tous les paramètres du cpu, des tensions, jusqu’à la politique de changement de fréquence, grâce à lui j’ai gagné 10°C en fonctionnement “normal” et plus de 30°C en utilisation intensive :D. Passons désormais à la coque interne, c’est-à-dire le repose-poignets/clavier/trackpad.

C’est un problème courant des Macbooks toutes générations confondues : L’aimantation un peu forte de l’écran use le repose-poignets au niveau des picots en plastique censés maintenir un espace minimal entre la dalle LCD et le clavier. Au bout de 4 mois, des marques apparaissent, lissant la texture granulée du plastique. Après dix mois, il faut s’attendre à voire apparaitre une fissure, voire carrément un trou… Heureusement, Apple en est parfaitement conscient et prend en charge le remplacement entier du top-case (clavier, repose-poignets, trackpad), même après la garantie (d’après le SAV).

Voilà, j’espère que ce texte n’aura pas refroidi les éventuels acheteurs, car cela reste une bonne machine, très nomade, et qui offre une expérience intéressante, aussi bien pour les débutants, pour les blasés de Windows ne souhaitant pas se lancer dans le libre et GNU/Linux (pourtant vous devriez essayer, c’est très bien :) et pour les geeks unixiens souhaitant découvrir un Unix-like très graphique (“Hérésie !” :p).

De plus, travaillant dans une entreprise ne disposant que de matériel Apple, j’ai eu l’occasion de manipuler des Macbooks de toutes les générations, et Apple/Intel a fait de gros efforts sur la chauffe des CPU enfermés dans ce boitier en plastique délicat, qui parait un poil plus solide sur les dernières générations (et sur ma coque nouvellement remplacée par le SAV :)

ArchLinux

Ce billet présente rapidement ArchLinux, une distribution linux destinée aux utilisateurs intermédiaires ou avancés et qui met l’accent sur la simplicité et la rapidité (optimisée i686, gestionnaire de paquets rapide et simple, fichiers de configuration centralisés, etc).

ArchLinux logo

Attention, public averti (quoique… :)

En effet, contrairement à des distributions linux telles qu’Ubuntu, ArchLinux demande des connaissances basiques mais néanmoins primordiales des systèmes Linux | Unix telles que la maitrise d’un environnement de travail en ligne de commande (aussi appelé shell), la gestion des utilisateurs, la gestion des paramètres réseaux… En effet, aucun utilitaire ou démon ne viendra configurer le système pour vous ! Pour l’utilisateur débutant souhaitant découvrir GNU/Linux ou obtenir un système rapidement opérationnel, je conseille plutôt de s’orienter vers Ubuntu :).

Vous l’aurez donc compris, ce billet s’adresse à un type d’utilisateur précis, à savoir l’utilisateur intermédiaire ou avancé désirant obtenir un système rapide, léger, simple à maintenir et disposant de paquets très récents. Attention !, je n’ai pas dit qu’un débutant ne doit pas essayer ArchLinux, mais il devra s’armer de beaucoup de patience et se montrer particulièrement ouvert d’esprit face à un nouveau système mais également et surtout face à une nouvelle conception de l’informatique. Cela prend du temps et demande de la volonté, mais c’est possible :)

Pour résumer la distribution en trois points, d’après Wikipédia.fr :

* “Rester simple et légère (selon le principe KISS)” ;

* “Se fier à un environnement graphique pour construire et utiliser son système finit souvent par causer certains problèmes (…)” La configuration du système se fait donc essentiellement par l’édition de fichiers de configuration;

* “Arch autorise les utilisateurs à contribuer de la manière qu’ils le souhaitent tant que ces contributions ne vont pas à l’encontre des idéaux de conception ou de philosophie.”

Pourquoi ArchLinux ?

Autrement dit, dans mon cas c’est une excellente évolution à la suite de deux ans d’Ubuntu. J’avais envie de découvrir une distribution “nue”, où l’utilisateur doit après l’installation assembler son système paquet après paquet, pierre après pierre. D’aucuns m’auraient alors crié “Debian”, ce à quoi je réponds “Bleh. Je voulais tester un autre gestionnaire de paquet et une philosophie différente”. Et puis j’avoue avoir ressenti un petit coup de cœur pour ArchLinux : un site agréable à lire, un wiki consistant et instructif et une philosophie qui s’accorde avec mes envies actuelles.

Finalement, au bout d’une semaine…

… Et bien je suis complètement convaincu par cette distribution. On sent vraiment la différence entre des applications gourmandes optimisées i686 par rapport à l’architecture i386, le système démarre à une vitesse phénoménale et la modification de la configuration se fait aisément. En dépit de noms parfaitement ridicules, les gestionnaires de paquets pacman et yaourt sont très bons, d’une rapidité déconcertante lorsque l’on vient du monde apt-get et surtout d’aptitude, qui est vraiment lent malgré sa gestion des dépendances inverses (ce que fait pacman :p).

Je tourne sous le bureau OpenBox après avoir tenté de nombreux mélanges avec des morceaux du bureau GNOME. Finalement je suis parvenu à obtenir un bureau graphique léger totalement indépendant de GNOME :

* Openbox

* xcompmgr pour le compositing (terminaux avec de la vraie transparence, inutile, donc indispensable)

* terminal (de xfce4) comme remplaçant de gnome-terminal, très léger et n’impose pas de dépendances GNOME.

* switch2 et gtk-chtheme, deux utilitaires sympathiques pour gérer nativement les thèmes GTK2 et donc avoir un bureau pas trop moche, sans s’alourdir de gnome-settings-daemon.

* pypanel comme remplaçant de gnome-panel

* obmenu pour éditer le menu.xml (même si finalement je le fais dans vim :)

* bashburn pour graver CD et DVD grâce à une interface texte simple

* parcellite qui permet de gérer les copier-coller et de les rendre persistants même si l’application source est fermée.

… d’autres logiciels viendront compléter cette liste au fur et à mesure de mes investigations. Il me manque notamment un lecteur de pdf (xpdf?) et un lecteur d’images.

update: feh, l’utilitaire qui me sert à définir mon fond d’écran est également un visionneur d’images. Parfait :)

update 2: epdfview est pas mal comme lecteur de pdf.

Voilà pour un premier bilan, plutôt positif :)

Quelques captures :

ArchLinux logo

ArchLinux logo

ArchLinux logo